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- Publié le 23 juillet 2026
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La rivalité entre le Louvre et le British Museum : mythe ou réalité ? L’acquisition des vestiges archéologiques de la Grèce et du Proche-Orient, coopération binationale, pratiques sociales de nouvelles professions et de nouveaux publics par O. BOUBAKEUR
Discipline : Sociologie
Laboratoire : Professions, Institutions, Temporalités - PRINTEMPS
Date de la soutenance : 12 janvier 2026
Mots clés de la thèse : Louvre, British Museum, Archéologie, Collections, Grèce, Proche-Orient
Résumé
La présente thèse a pour objectif de brosser une histoire croisée de la constitution des collections de vestiges architecturaux du Louvre et du British Museum, entre 1784, date de l’arrivée à Constantinople de l’ambassadeur de France, le Comte de Choiseul-Gouffier, et 1884, date de la loi ottomane interdisant totalement l’exportation des antiquités. Cette étude pluridisciplinaire (histoire des musées, sociologie et histoire de l’art), étayée par une minutieuse consultation des archives des Trustees du British Museum au regard de celles du Louvre, analyse la réception administrative et sociale des vestiges découverts en Grèce et au Proche-Orient (marbres du Parthénon, reliefs assyriens, mausolée d'Halicarnasse…) à travers les acquisitions, les questionnements voire les tensions à l’œuvre dans le « monde de l’archéologie ». Elle remonte toute la chaîne archéologique qui transforme les « objets-frontières » archéologiques en collections de musée, en recherchant les traces de l'ouvrier-fouilleur, en apparence anonyme et invisible, et en explorant les réseaux diplomatiques et consulaires, jusqu’aux musées-amiraux que sont le Louvre et le British Museum engagés au temps de l’impérialisme dans une rivalité réelle ou supposée. Se dessinent ainsi, d’une part, un profil de visiteur façonné par les aspirations sociales du siècle et, d’autre part, les contours d’une profession naissante, celle de l’archéologue, dont la figure oscille entre consul-archéologue et conservateur de musée animé de réelles ambitions scientifiques. Plusieurs études de cas de « consuls-archéologues » (Layard, Botta, Place, Newton…) questionnent également l’héritage reçu, entre rupture et continuité, des ambassadeurs en quête du bel objet (Choiseul-Gouffier, Elgin, Canning…) en brossant un paysage où péripéties, aventures et progrès techniques structurent la discipline naissante de l’archéologie. À travers l'étude de l'exportation des antiquités, l’analyse des transferts culturels associés revisite ainsi la notion de rivalité franco-anglaise, la redéfinit entre ressorts diplomatiques et coopération binationale, tout en mettant en lumière les origines du débat actuel sur les demandes de restitutions d'antiques et le rôle de la diplomatie culturelle.Mots clés de la thèse : Louvre, British Museum, Archéologie, Collections, Grèce, Proche-Orient
Membres du jury
- Madame Odile JOIN-LAMBERT, codirectrice de la thèse
- Madame Cecilia HURLEY, codirectrice de la thèse
- Madame Marie CORNU, présidente du jury
- Madame Chang Ming Marie PENG, rapportrice
- Monsieur Tom STAMMERS, rapporteur
- Monsieur Arnaud BERTINET, examinateur
- Monsieur Jean-Charles GESLOT, examinateur
- Monsieur Dominique POULOT, examinateur