Vous êtes ici : PRINTEMPSFRRechercheAxesSociologie des sciences et de la quantification
- Mis à jour le 12 mars 2026
- Version PDF
Sociologie des sciences et de la quantification
L’affichage de cet axe du laboratoire date de 2015. Auparavant, la sociologie du travail scientifique était incluse dans l’axe « Mondes professionnels », tandis que la quantification était principalement appréhendée sous l’angle méthodologique.
Cet axe « Sociologie des sciences et de la quantification » se nourrit ainsi de courants qui ont chacun une histoire dans le laboratoire, et qui convergent aujourd’hui dans une démarche propre et autour d’un objectif commun : l’analyse des processus de construction des savoirs (scientifiques et experts, mais aussi profanes), étayée par une réflexivité visant nos manières de penser et nos outils en Sciences Humaines et Sociales. En cela, cet axe s’inscrit dans une longue tradition du laboratoire Printemps, qui a en effet développé, depuis son origine, des interrogations de nature méthodologique, d’une part à partir d’une tradition d’enquête empirique proche de l’École de Chicago et d’autre part avec un investissement marqué dans des démarches réflexives au sujet des données qualitatives et quantitatives.
La formalisation de ces thématiques en un axe correspond à la place croissante qu’elles ont prise au sein du laboratoire ces dernières années, mais également à l’échelle de l’université Paris-Saclay. Les travaux qui contribuent à cet axe s’intéressent aux professionnels et aux organisations qui produisent de la connaissance, aussi bien qu’aux politiques et aux pratiques scientifiques, dans différents domaines et sous différentes formes. En variant les terrains et les formats d’enquête, il s’agit d’étudier la production de nouveaux savoirs, de leurs contextes d’émergence à leurs effets politiques et sociaux. C’est le cas par exemple dans des recherches menées sur les sciences de l’environnement et du « système Terre », qui inscrivent une réflexion sur l’élaboration de nouveaux savoirs scientifiques, entre laboratoire et terrain, dans le contexte de la crise environnementale globale ou des débats sur l’« anthropocène ».
La question de l’innovation intellectuelle ou matérielle est un autre foyer d’investigations propre à cet axe : à partir d’enquêtes de terrain menées dans les laboratoires des sciences de la nature, dans les archives de sociologues bien connus, ou encore dans des entreprises ou des institutions, ces travaux questionnent la place et les usages des savoirs dans des contextes sociaux variés, mais aussi les tâtonnements et les controverses qui les marquent. Les recherches relevant de cet axe peuvent aussi viser l’élaboration, la circulation et les transformations des catégories savantes, et notamment celles qui sont mobilisées par les pouvoirs publics.
Le laboratoire fait aujourd’hui également une place importante à la sociologie de la quantification. Outre le travail réflexif mené sur les méthodes et la construction des données dans les projets menés en développés son sein, plusieurs recherches relèvent pleinement de la sociologie de la quantification. Elles permettent de mieux appréhender l’évolution des systèmes de nomenclature face aux transformations de la société (nomenclature PCS), d’adopter une démarche critique dans l’analyse des discriminations, tant en France (catégories de la migration, catégories ethnoraciales) qu’à l’international (caste et religion en Asie du Sud ; gémellité en Afrique et en Amérique du Sud), et de mieux saisir les enjeux liés aux comparaisons internationales (recensements européens ; catégories de quantification de la protection de l’enfance à l’échelle européenne).
La sociologie de la quantification est un outil qui nécessite une connaissance fine d’autres domaines tels que la sociologie du travail, la sociologie des politiques sociales, la sociologie de la jeunesse, la sociologie de l’éducation, la démographie quantitative. Cette double expertise favorise des collaborations étroites avec principales institutions de la statistique publique, les producteurs de grandes enquêtes ainsi qu’avec les instances de coordination du système statistique (INED, INSEE, DREES, CNIS) qui s’interrogent sur la fabrication de leurs chiffres, leur évolution et la possibilité de comparaison internationale. Les dispositifs de production des savoirs chiffrés et scientifiques (instruments de mesure, indicateurs, bases de données, algorithmes) et les méthodes associées sont au cœur de ces travaux. Ils permettent d’analyser par exemple les rapports sociaux de manière intersectionnelle, de croiser inégalités sociales et spatiales, ou encore d’adapter les outils aux objets quantifiés (petits nombres ou données massives).
Ces travaux s’appuient sur des innovations méthodologiques développés par des membres du laboratoire visant à affiner les analyses statistiques, à rendre les outils de quantification plus accessibles et à développer des formes de visualisation adaptées à l’étude des inégalités, en lien étroit avec les activités de formation du laboratoire. Ces innovations s’articulent étroitement aux enseignements du Master de Sociologie, parcours Sociologie quantitative et démographie (SQD).
La réflexion épistémologique sur les méthodes en sciences sociales, et les enjeux de quantification en particulier, trouve aussi sa place dans les publications de la revue Cambouis, portée par le laboratoire et dans le cadre du séminaire Sociologie quantitative et de la quantification.
Enquêter sur les conditions sociales et historiques dans lesquelles les savoirs scientifiques et les catégories savantes sont formés et circulent (en France et ailleurs), c’est interroger la place des sciences « en société » ; c’est aussi questionner la manière dont les acteurs de l’innovation scientifique et technique participent à la construction et l’appréhension du monde social, à différents niveaux.
Quelques exemples de projets ou réalisations récents ou en cours s’inscrivant dans cet axe
-DySEF : « Dynamiques des Sciences de de Terre et de l’Environnement en France ».
-Comprendre et analyser la société française. La nomenclature socio-professionnelle
-Catégories de la migration, catégories ethnoraciales (ANR 3GEN).
-Caste, religion, en Asie du Sud (ANR ComTer)
-DATACARE Project , ANR CHARME Comparer, HARMoniser, Evaluer les recensements européens
-Packages R : GDAtools et descriptio, Tutoriels : Mendak, Formation R, SoMix QuantTutorial
-Formation à la recherche par la recherche : SoMix : Social Sciences Mixed Methods National Research Project.
Cet axe « Sociologie des sciences et de la quantification » se nourrit ainsi de courants qui ont chacun une histoire dans le laboratoire, et qui convergent aujourd’hui dans une démarche propre et autour d’un objectif commun : l’analyse des processus de construction des savoirs (scientifiques et experts, mais aussi profanes), étayée par une réflexivité visant nos manières de penser et nos outils en Sciences Humaines et Sociales. En cela, cet axe s’inscrit dans une longue tradition du laboratoire Printemps, qui a en effet développé, depuis son origine, des interrogations de nature méthodologique, d’une part à partir d’une tradition d’enquête empirique proche de l’École de Chicago et d’autre part avec un investissement marqué dans des démarches réflexives au sujet des données qualitatives et quantitatives.
La formalisation de ces thématiques en un axe correspond à la place croissante qu’elles ont prise au sein du laboratoire ces dernières années, mais également à l’échelle de l’université Paris-Saclay. Les travaux qui contribuent à cet axe s’intéressent aux professionnels et aux organisations qui produisent de la connaissance, aussi bien qu’aux politiques et aux pratiques scientifiques, dans différents domaines et sous différentes formes. En variant les terrains et les formats d’enquête, il s’agit d’étudier la production de nouveaux savoirs, de leurs contextes d’émergence à leurs effets politiques et sociaux. C’est le cas par exemple dans des recherches menées sur les sciences de l’environnement et du « système Terre », qui inscrivent une réflexion sur l’élaboration de nouveaux savoirs scientifiques, entre laboratoire et terrain, dans le contexte de la crise environnementale globale ou des débats sur l’« anthropocène ».
La question de l’innovation intellectuelle ou matérielle est un autre foyer d’investigations propre à cet axe : à partir d’enquêtes de terrain menées dans les laboratoires des sciences de la nature, dans les archives de sociologues bien connus, ou encore dans des entreprises ou des institutions, ces travaux questionnent la place et les usages des savoirs dans des contextes sociaux variés, mais aussi les tâtonnements et les controverses qui les marquent. Les recherches relevant de cet axe peuvent aussi viser l’élaboration, la circulation et les transformations des catégories savantes, et notamment celles qui sont mobilisées par les pouvoirs publics.
Le laboratoire fait aujourd’hui également une place importante à la sociologie de la quantification. Outre le travail réflexif mené sur les méthodes et la construction des données dans les projets menés en développés son sein, plusieurs recherches relèvent pleinement de la sociologie de la quantification. Elles permettent de mieux appréhender l’évolution des systèmes de nomenclature face aux transformations de la société (nomenclature PCS), d’adopter une démarche critique dans l’analyse des discriminations, tant en France (catégories de la migration, catégories ethnoraciales) qu’à l’international (caste et religion en Asie du Sud ; gémellité en Afrique et en Amérique du Sud), et de mieux saisir les enjeux liés aux comparaisons internationales (recensements européens ; catégories de quantification de la protection de l’enfance à l’échelle européenne).
La sociologie de la quantification est un outil qui nécessite une connaissance fine d’autres domaines tels que la sociologie du travail, la sociologie des politiques sociales, la sociologie de la jeunesse, la sociologie de l’éducation, la démographie quantitative. Cette double expertise favorise des collaborations étroites avec principales institutions de la statistique publique, les producteurs de grandes enquêtes ainsi qu’avec les instances de coordination du système statistique (INED, INSEE, DREES, CNIS) qui s’interrogent sur la fabrication de leurs chiffres, leur évolution et la possibilité de comparaison internationale. Les dispositifs de production des savoirs chiffrés et scientifiques (instruments de mesure, indicateurs, bases de données, algorithmes) et les méthodes associées sont au cœur de ces travaux. Ils permettent d’analyser par exemple les rapports sociaux de manière intersectionnelle, de croiser inégalités sociales et spatiales, ou encore d’adapter les outils aux objets quantifiés (petits nombres ou données massives).
Ces travaux s’appuient sur des innovations méthodologiques développés par des membres du laboratoire visant à affiner les analyses statistiques, à rendre les outils de quantification plus accessibles et à développer des formes de visualisation adaptées à l’étude des inégalités, en lien étroit avec les activités de formation du laboratoire. Ces innovations s’articulent étroitement aux enseignements du Master de Sociologie, parcours Sociologie quantitative et démographie (SQD).
La réflexion épistémologique sur les méthodes en sciences sociales, et les enjeux de quantification en particulier, trouve aussi sa place dans les publications de la revue Cambouis, portée par le laboratoire et dans le cadre du séminaire Sociologie quantitative et de la quantification.
Enquêter sur les conditions sociales et historiques dans lesquelles les savoirs scientifiques et les catégories savantes sont formés et circulent (en France et ailleurs), c’est interroger la place des sciences « en société » ; c’est aussi questionner la manière dont les acteurs de l’innovation scientifique et technique participent à la construction et l’appréhension du monde social, à différents niveaux.
Quelques exemples de projets ou réalisations récents ou en cours s’inscrivant dans cet axe
-DySEF : « Dynamiques des Sciences de de Terre et de l’Environnement en France ».
-Comprendre et analyser la société française. La nomenclature socio-professionnelle
-Catégories de la migration, catégories ethnoraciales (ANR 3GEN).
-Caste, religion, en Asie du Sud (ANR ComTer)
-DATACARE Project , ANR CHARME Comparer, HARMoniser, Evaluer les recensements européens
-Packages R : GDAtools et descriptio, Tutoriels : Mendak, Formation R, SoMix QuantTutorial
-Formation à la recherche par la recherche : SoMix : Social Sciences Mixed Methods National Research Project.