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MME ALIZEE DELPIERRE 

CHARGE(E) DE RECHERCHE
Sociologue rattachée au CNRS Chercheuse et enseignante

Coordonnées

Laboratoire PRINTEMPS - UMR8085 UVSQ - 47 boulevard Vauban- 78047 Guyancourt

Adresse mail
alizee.delpierre@uvsq.fr

Discipline(s)

Sociologie

Discipline(s) enseignée(s)

- Introduction à la sociologie 
- Sociologie du travail
- Sociologie du genre
- Sociologie des organisations
- Sociologie des discriminations et des inégalités 
- Méthodes quantitatives et qualitatives
- Méthodologie du travail universitaire 
 

Thèmes de recherche

- Domination et exploitation
- Rapports sociaux de classe, de genre, de race
- Travail et marchés du travail
- Domesticités 
- Socialisations
- Inégalités sociales
- Mobilités transnationales 
- Capitalisme et mondialisation 
 

Activités / CV

Ouvrages et co-directions de numéros de revues 



Sélection d'articles

- “The discreet and slow implementation of statistical profiling in the French Public Employment Service (PES)”, Regulation & Governance, 2022.

- « Le pouvoir d’être servi·e. Quand les grandes fortunes ont besoin de domestiques », Politix, 2023.

- « Ce n’est pas une "nounou", c’est une "nanny". L’anglais de la domesticité des riches », Savoir/Agir, 2023.
- « Un chômage sans recherche d’emploi ? Une zone d’ombre dans la littérature sociologique sur les expériences du chômage », Sociologie du travail, 2022.

- « Introduction. Petites et grandes résistances dans les domesticités », L’Homme et la Société, 2021.

-How and how much do the very rich pay for their household staff? The uses of (multi)millionnaires employers’ money in domestic services”, Socio-Economic Review, 2021.

- « Introduction. Domesticités dans les Suds. Des droits encore fragiles », Revue internationale des études sur le développement, 2021.

- « Des femmes si privilégiées ? Le paradoxe du recours à la domesticité à temps plein dans l’allègement du travail domestique des employeuses très fortunées », Travail, Genre et Sociétés, 2021.

- « Un salariat sans droit ? Les usages du droit dans les rapports de travail domestique », in Revue française de sociologie,  2021. 

- « Les ‘bons’ corps de la domesticité. Recrutement physique et jugements esthétiques du personnel de maison des grandes fortunes », Genèses, 2021.

- « 'Blanchir' la domesticité. La reproduction des hiérarchies de race, de classe et de sexe dans la production d'un personnel de luxe en Afrique du Sud », Politique africaine, 2019.

- « Faire comme l'aristocratie ? Le placement des majordomes chez les nouvelles fortunes », Actes de la recherche en sciences sociales, 2019.
- « 'Cette fois, la ligne rouge a été franchie'. Conflits et ruptures de la relation de service dans la domesticité élitaire », La Nouvelle revue du travail, 2019.
- « De la bonne au majordome. Les employé·e·s de maison face au contrôle des corps et des relations entre les sexes dans la domesticité élitaire », Sociologie du travail, 2019.
- « Quand l’humanitaire est payant. Enquête sur l’expérience de jeunes volontaires français au Ghana », Genèses, 2017.
- « Disparaître pour servir", L'Homme et la Société, 2017. 

Informations complémentaires

Membre du Comité Exécutif de l'Association Française de Sociologie (AFS). 

Mes travaux ont jusqu’à présent porté sur plusieurs objets de recherche : la pratique du « tourisme humanitaire », la médiatisation des député·es de l’Assemblée nationale française, les grandes fortunes internationalisées et leurs domestiques, et la dématérialisation des services publics de l’emploi en Europe. 

Aussi différents qu’ils soient, ces objets interrogent deux grands phénomènes : celui des mécanismes de la confrontation sociale et de ce qu’elle produit entre des univers que tout oppose ; et celui des rapports de domination et des inégalités mondiales plus larges qui en découlent, notamment au prisme de ce qui relève du domestique

Mes terrains de recherche m’ont fait explorer les recoins de l’espace social : non pas en étudiant séparément l’une ou l’autre des extrémités de cet espace, mais en me centrant sur des lieux et des situations où ces deux extrémités sont en confrontation quasi-permanente. J’ai choisi d’étudier cette confrontation de deux manières : en multipliant les points de vue -c’est-à-dire, en enquêtant tant auprès des classes supérieures que des classes populaires ; et en inscrivant autant que possible mes observations des relations et des interactions aux dynamiques de marché, aux flux migratoires ou aux politiques publiques qui les enserrent. 

S’il semble y avoir un monde entre Pôle emploi, les villas des plus riches, la salle des Quatre Colonnes et l’orphelinat, l’énigme commune à mes recherches est bien celle des conditions et des effets de la confrontation sociale : entre l’État, les conseiller·es et les chômeur·es ; entre les grandes fortunes, leurs domestiques et les éventuels intermédiaires privés ; entre les député·es, les agents de l’Assemblée, et les journalistes ; entre les riches volontaires, les agences de voyage, les familles d’accueil locales et les bénéficiaires de l’aide humanitaire. 

J’ai surtout étudié la confrontation sociale au travail. Enquêter tant sur les relations professionnelles et les hiérarchies qu’elles impliquent, que sur leur mise en marché et leur encadrement politico-économique, est un moyen de renseigner les rapports de domination et les inégalités mondiales contemporaines. Le travail en est une scène d’observation privilégiée. Je me suis plus spécifiquement spécialisée sur le travail domestique rémunéré, car il est l’un des pivots des inégalités de classe, de race, de genre et d’autres, à l’œuvre dans le monde. Notamment, c’est bien l’articulation entre travail reproductif et travail productif qui confère ou non la possibilité de consacrer un temps plus ou moins limité à la (re)production de la richesse.