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Laboratoire Professions Institutions Temporalités (PRINTEMPS) - Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines

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Motion du laboratoire Printemps (Lire la suite)

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Les membres du Laboratoire Printemps, réunis à plusieurs reprises depuis le 17 janvier en assemblée générale, s’alarment des éléments contenus dans les rapports remis en septembre 2019 pour la construction du projet de loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR), qui accentuent la précarisation de l’enseignement supérieur et de la recherche au nom du principe de la concurrence entre chercheurs et institutions.
Ce projet tout en prenant acte de la diminution des financements publics, propose en guise de remède de la contourner, par :
- la remise en cause du principe de gratuité de l’enseignement supérieur,
- le renforcement de la logique d’appels à projets comme mode principal de financement de la recherche,
- l’amplification de la contractualisation et de la précarisation dans l’ESR (tenure tracks, CDI de projets, etc.) et des personnels BIATSS et ITA,
- la possibilité pour l’administration d’augmenter le temps d’enseignement des titulaires contre leur avis et sans contrepartie pour pallier le manque de recrutements,
- la remise en cause du mode de gestion des carrières enseignantes par les pairs, garant de leur reconnaissance statutaire et de leur liberté de pensée et de recherche : suppression du CNU au bénéfice d'une gestion uniquement locale des recrutements et des carrières, favorisant les logiques localistes des universités.

Cette loi vient s’ajouter au projet de réforme des retraites qui va fortement dégrader la situation pour l’ensemble des personnels de la fonction publique (fonctionnaires, contractuels et vacataires), mais aussi à la réforme de l’assurance-chômage qui va rendre encore plus difficiles les conditions de vie des plus précaires de l’ESR. Il y a là autant de politiques imposées à l’aide d’actions répressives (administratives, policières, judiciaires), afin de dissuader toute opposition. Nous ne pouvons que nous en alarmer.

C’est pourquoi les membres du laboratoire Printemps, attachés au service public de l’ESR, s’associent aux initiatives nombreuses de la communauté scientifique pour refuser ces orientations et demandent qu’un projet de loi soit établi en étroite collaboration avec ses représentants (Conseil national des universités, Comité national de la recherche scientifique, syndicats, sociétés savantes, etc.) en prenant le temps nécessaire à la discussion et en s’appuyant notamment sur les propositions du Comité national du CNRS formulées en juillet 2019.

Cette motion rejoint donc les autres mobilisations de laboratoires, équipes, départements, universités, revues, collectifs, et appelle l'ensemble des enseignant.e.s-chercheur.e.s, chercheur.e.s, ingénieur.e.s, technicien.ne.s, personnels de gestion-administration et étudiant.e.s à se mobiliser pour lutter contre la destruction du service public de l'enseignement et de la recherche.



Voté par vote électronique le 12/02/2020

Dernière mise à jour de cette page : 3 avril 2020


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