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Laboratoire Professions Institutions Temporalités (PRINTEMPS) - Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines

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Appel à communication : Colloque « Peut-on se passer de la voiture hors des centres urbains ? »

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S'inscrivant dans le cadre du projet CONDUIRE, financé par l'Ademe, ce colloque cherche à interroger les pratiques de déplacements des ménages en zones peu denses, en associant travaux académiques, retours d'expériences des professionnel-le-s du secteur des transports, des collectivités, des associations et des entreprises.
  
    

CONTEXTE


S’inscrivant dans le cadre du projet CONDUIRE, financé par l’Ademe, ce colloque cherche à interroger les pratiques de déplacements des ménages en zones peu denses, en associant travaux académiques, retours d’expériences des professionnel-le-s du secteur des transports, des collectivités, des associations et des entreprises. Il a pour ambition de comprendre les ressorts de la transition vers des mobilités plus durables, inclusives et responsables, au sein des espaces où l’automobile reste prégnante dans les déplacements quotidiens.

Notre interrogation est motivée par le paradoxe, mis en lumière par de nombreux travaux, selon lequel les solutions de substitution à la voiture sont proposées et mises en place quasi exclusivement dans les espaces denses. S’il est plus ou moins aisé de se passer de l’utilisation régulière d’une voiture dans les espaces urbains en raison de l’abondance des alternatives disponibles (transports en communication, vélo, autopartage), les espaces périphériques, pourtant caractérisés par un usage intensif et croissant de la voiture, connaissent peu de solutions écologiques, inclusives et économiques à l’automobile. Or, le développement de la transition économique, écologique et sociale ne peut faire l’économie d’une étude approfondie des usages et pratiques de la voiture dans les espaces périphériques pour au moins deux raisons : d’une part, ces espaces contribuent d’une façon importante à la pollution atmosphérique ; d’autre part, ces espaces concentrent les populations pour lesquelles la voiture est à la fois indispensable, extrêmement contraignante et coûteuse.

Comment faire en sorte de développer des alternatives économiques et écologiques à la voiture dans ces espaces ? Quels sont les leviers à actionner pour changer les comportements ? Comment réduire le poids et l’impact de la voiture dans les espaces où cette dernière est perçue comme “indispensable” et “irremplaçable” ? C’est pour répondre à ces questions que le présent colloque entend faire dialoguer acteurs académiques, experts de la mobilité et élus de terrain sur ces problématiques.

Cet appel à communications est structuré en trois axes, articulés autour des zones peu denses, définies comme comprenant des communes intégrées à des logiques d’agglomération (villes périurbaines) ou des communes appartenant à l’espace rural isolé.

  

AXE 1 : Usages et représentations de l’automobile dans les zones peu denses

Le premier axe cherche à mieux appréhender le rôle et la place de l’automobile dans les pratiques de déplacements quotidiens des ménages vivant dans les zones peu denses. Comment les ménages utilisent-ils leurs voitures ? Quelles sont leurs perceptions de leurs déplacements quotidiens ? Quelles sont leurs dépenses ? Seraient-ils prêts à renoncer à certains déplacements au profit de solutions écologiques ?

Les communications attendues pourront explorer les pratiques et représentations de mobilité de groupes sociaux particuliers, envisagés sous l’angle du genre, de la place dans le cycle de vie ou de la position sociale. Elles pourront également prendre la forme de monographies localisées, décrivant la mobilité d’un territoire donné, afin de montrer les idiosyncrasies des espaces périphériques et ruraux.

AXE 2 : Usages et représentations des altermobilités dans les zones peu denses

Le deuxième axe entend explorer le rôle et la place que tiennent les autres modes de déplacements que la voiture dans les territoires peu denses. Quelles sont leurs évolutions et leur potentiel de croissance ? Comment les habitants perçoivent des solutions souvent pensées et développées pour les espaces urbains denses ? Est-il possible de concurrencer la voiture dans les déplacements quotidiens de ces ménages ? Quels sont les ménages susceptibles d’être accompagnés pour renoncer partiellement ou totalement à la voiture ? Quels types de déplacements pourraient éventuellement être partagés ou démotorisés?

Dans cet axe, sont attendus des travaux qui évoquent les pratiques classiques d’altermobilité (vélo, covoiturage, …) dans de tels espaces, et qui permettent d’identifier les ressources et les freins encadrant ces pratiques.

AXE 3 : Quelle place pour les nouvelles motorisations dans les zones peu denses ?

Le troisième axe souhaite évoquer les potentialités de développement des nouvelles motorisations (véhicule électrique - VE, hybride, hydrogène, ….) dans ces espaces. En effet, ces derniers concentrent des ménages aux habitudes de déplacement particulièrement compatibles avec les calculs économiques des VE. L’essor du marché de l’occasion et l’amélioration des autonomies font significativement baisser les coûts d’achat et d’entretien des VE, rendant leur utilisation et leur développement particulièrement pertinent pour les habitants des zones peu denses.


MODALITES DE PARTICIPATION


Les propositions de communications pourront être fondées sur des analyses reposant sur des matériaux qualitatifs et/ou quantitatifs. Seront aussi bienvenues des communications traitant de retours d’expériences menées dans des zones peu denses, par des acteurs divers (collectivités locales, associations, entreprises…).

Les propositions de communications (de 350 à 500 mots) sont à envoyer avant le 25 octobre 2019 à l’adresse suivante projet.conduire@uvsq.fr. Une réponse sera envoyée aux auteur-e-s le 29 novembre 2019 au plus tard.
Les communications écrites, dont le format sera précisé aux auteur-e-s des propositions retenues, seront attendues le 15 janvier 2020. Parmi ces dernières, le comité scientifique sélectionnera des communications susceptibles d’être éditées dans les actes du colloque, à paraître en 2021.

Comité scientifique : Dominique Barth, Yoann Demoli, Albane Durand, Sarah Ghaffari, Bernard Jullien, Ivaylo Petev, Magali Pierre, Axel Villareal

Comité d’organisation : Carine Bourlard, Yoann Demoli, Nathalie de Guizelin Marault, Axel Villareal

Dernière mise à jour de cette page : 13 septembre 2019


  
  

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